L’heure du bilan pour la Horde de Fréquence Commune

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8 avril 2026

La Horde de Fréquence Commune est l’équipe d’accompagnateur·ices et de facilitateur·ices qui, pendant deux ans a aidé les listes citoyennes et participatives à préparer les municipales, notamment sur la gouvernance, la mobilisation, la désignation des candidat·es et la construction du programme. Cette vingtaine de personnes a été formé-e par Tristan Rechid, co-fondateur de Fréquence Commune et Jonas George, accompagnateur de notre coopérative.

À quoi ça sert

      • Soutenir des collectifs d’habitant·es qui veulent monter une liste pour les municipales.
      • Aider à organiser une démocratie plus participative, sans fonctionnement hiérarchique classique.
      • Mettre en réseau et outiller les listes citoyennes sur le terrain.

Les chiffres

Cette équipe « volante » de Fréquence Commune a réalisé 83 accompagnements partout en France métropolitaine et réalisée 3 rencontres entre collectifs, en Bretagne, terre de listes citoyennes et participatives.

La période la plus dense d’accompagnement s’est tenue entre les mois d’octobre et décembre 2025.

Sur les 83 collectifs accompagnés : 

66 % sont dans l’opposition (élus minoritaires)

18 % ont gagné au premier tour 

8 % ont gagné au second tour

7 % se sont retirés ou n’ont pas d’élus

Qu’en retiennent les membres de la Horde ?

      • L’importance d’accompagner un collectif durant toute la vie du collectif, de sa création jusqu’à la fin de la campagne. 
      • L’importance d’être proche géographiquement de ce collectif et donc de connaitre le territoire sur lequel on intervient
      • Le nombre de femmes désignées têtes de listes (à ce sujet, vous pouvez retrouver l’article de Bruno : https://www.frequencecommune.fr/2026/des-femmes-en-tete-de-liste/)
      • Le sens de ces accompagnements dans cette période troublée qui leur a permis de « survivre » en politique 
      • Une découverte ou plus de compréhension de la démocratie directe et du municipalisme 
      • La pertinence d’avoir un temps ouvert au public lors de ces accompagnements 
      • Les liens interpersonnels qui se sont créés. Entre les différentes personnes de la Horde et avec les collectifs. 

Les limites 

      • Le modèle économique évidemment peu rentable avec beaucoup d’énergie dépensée qui limitait le nombre d’accompagnements possibles
      • Le fait que les listes citoyennes et participatives se soient réveillées tard alors que la Horde était formée depuis deux ans. Le rush a véritablement eu lieu dans la dernière ligne droite et les cinq derniers mois
      • Mieux travailler la question de l’inclusivité et de la parité sociale dans les listes 
      • Y aller pour un seul accompagnement ce n’est pas suffisant la plupart du temps et cela peut se révéler frustrant 
      • Ces accompagnements ne préparaient pas à la bataille culturelle qui est entrain d’avoir lieu pour contrer les fascismes. Il aurait fallu être plus « mordant » 

Mais pour toutes et tous, ces très nombreux week-end de formation restent des « moments de kif » avec la sensation d’être à sa place et d’agir à son échelle.