Municipales 2026 : 74% des Français•es ne veulent plus des partis à la tête des communes

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8 janvier 2026

Municipales 2026 : 74% des Français•es ne veulent plus des partis à la tête des communes

Paris, le 8 janvier 2026 — À un peu plus de deux mois du scrutin municipal, un sondage Ifop réalisé pour Fréquence Commune met en lumière une aspiration nette et majoritaire des Français à un profond renouvellement de la démocratie locale. Quatre enseignements majeurs se dégagent.

📈 Méthodologie de l’enquête IFOP

Fréquence Commune a commandé un sondage à l’IFOP afin d’objectiver ce que l’on sent partout sur le terrain : une fatigue démocratique très forte et, en même temps, une envie massive de faire de la politique autrement au niveau local.

Cette enquête a été réalisée du 24 au 25 novembre 2025 auprès d’un échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, âge, profession de la personne interrogée, après stratification par région et catégorie d’agglomération.

⭐1 – Des citoyens sans étiquette partisane plébiscités pour gérer la commune 🏘️

Cette attente d’apartisanisme ne traduit pas un rejet de toute expérience, mais bien un rejet des partis politiques. Les Français valorisent avant tout des profils ancrés dans le réel, proches du terrain et des habitants.

Dans le détail, 54 % considèrent que le profil idéal est celui d’un citoyen n’ayant jamais exercé de fonctions électives, signe que la nouveauté, l’expérience de terrain et le regard neuf sont désormais perçus comme des atouts majeurs, devant l’expérience politique institutionnelle.

Pour autant, les anciens élus, dès lors qu’ils sont non partisans, restent reconnus comme légitimes, confirmant que l’expérience est acceptée — à condition qu’elle ne soit pas associée à une appartenance partisane.

À l’inverse, les profils affiliés à un parti politique restent minoritaires dans les préférences, illustrant une aspiration forte à un renouvellement des pratiques et des profils, au profit d’une gouvernance locale plus ouverte, plus indépendante et plus proche des citoyens.

📢 2 – Deux Français•es sur trois souhaitent une liste citoyenne et participative dans sa commune en 2026✊

📊 3 – La préférence des candidats potentiels pour les listes citoyennes et participatives 👥

👉 Les listes citoyennes participatives apparaissent ainsi non seulement comme une option souhaitée par la population, mais comme le cadre privilégié de l’engagement pour celles et ceux qui pourraient franchir le pas, en particulier dans les communes de moins de 10 000 habitants (soit 97% des communes françaises, qui représentent 53% de la population).

Ce vivier de candidats potentiels est notamment visible chez les 18–34 ans, et les habitants des petites communes.

📉 4 – Les Français·es veulent tourner la page d’un fonctionnement municipal trop vertical 🔄

Cette aspiration ne se limite pas à des ajustements à la marge. Elle traduit une volonté claire de partager davantage le pouvoir local, de renforcer le rôle des habitants et de sortir d’une démocratie perçue comme trop descendante et trop éloignée du terrain.

Plus encore, 22 % des Français se déclarent prêts à aller jusqu’à des formes de démocratie directe, montrant que la demande de participation dépasse largement la simple consultation et ouvre la voie à des modèles municipaux plus ouverts, plus horizontaux et plus inclusifs.

👉 Un message clair pour 2026 : les Français n’attendent pas seulement de nouveaux élus, mais une autre manière de gouverner leurs communes, fondée sur la participation active des citoyens.

Un signal fort se dessine : si le renouvellement politique local se concrétise en 2026, il viendra majoritairement des listes citoyennes et participatives, aujourd’hui perçues comme l’espace le plus légitime, le plus accessible et le plus crédible pour s’engager.

🌊 Municipales 2026 : la vague des listes citoyennes est lancée 🌱

Ce sondage confirme une aspiration profonde : les Français veulent reprendre la main sur leurs communes. Ils souhaitent des élus issus de la société civile, une politique locale et une gouvernance plus ouverte, plus partagée et tournée vers les sujets concrets. C’est exactement la vocation des listes citoyennes participatives.

Déjà 470 listes citoyennes participatives sont inscrites pour les municipales de 2026, et nous anticipons d’en compter près de 1 000 d’ici le 15 mars 2026. Le mouvement continue, partout en France, la relève est là pour assurer un nouveau mandat et pousser toujours plus loin la démocratie locale.

Le podium des départements les plus dynamiques à date :

🥇 33 listes citoyennes participatives en Loire-Atlantique

🥈 22 en Ille-et-Vilaine

🥉 20 en Isère

Et juste derrière :

– 19 dans le Finistère et dans le Morbihan

– 14 en Gironde et en Haute Garonne

Au total, ces dynamiques représentent 7 754 000 habitants concernés. 10,3 % de ces listes émergent dans des communes de moins de 1 000 habitants, et 58,7 % dans des communes de 1 000 à 10 000 habitants : la preuve que la démocratie participative progresse partout, des plus petits villages aux grandes agglomérations.

🔍 Accéder au rapport IFOP – résultats détaillés

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